vendredi 28 mars 2008

Je ne vous abandonne pas!

Bonjour à tous !
Je remercie les 736 visiteurs de ce blog depuis le 26 février dernier.
Voilà 2 semaines que les élections sont finies. Les dés sont jetés : le canton de Lille Nord avec La Madeleine est le seul à avoir été épargné par l’invasion socialiste et je pense qu’il faille s’en réjouir. L’hégémonie de ce parti est déjà bien trop présente au Conseil Général du Nord.
Jean Claude DEBUS m’a confirmé prendre en compte l’esprit des propositions que je vous avais écrites lors du 1er tour et nous restons bien évidemment en contact étroit.
En aucun cas, je ne regrette ce que j’ai permis de faire, c’était la meilleure solution. Puisqu’il fallait faire un choix, je ne me suis pas dérobé.

Aujourd’hui, la question est de savoir " Que va devenir le Mouvement Démocrate ? "
A cette question, François Bayrou a apporté un début de réponse lors de son conseil exécutif de mercredi dernier :
***Faire un débriefing départemental
***Recevoir les Candidats & Elus MoDem à Paris le 26 avril prochain, et je pense y aller pour vous représenter, fort de mes 11% acquis lors d'une élection au scrutin majoritaire à 2 tours, privilégiant la bipolarisation que nous décrions tous, membres et électeurs du Mouvement Démocrate.
***Convoquer un Conseil National le 14 mai pour valider un Règlement intérieur, afin de permettre de construire les instances départementales avant les vacances 2008.
Il a reconnu que les alliances au cas par cas avaient été très mal comprises par beaucoup d’entre nous, aussi bien à l’Intérieur du parti qu’à l’Extérieur, et il le regrette.
Il a confirmé cependant une ligne politique indépendante de L’UMP et du PS, qui , comme partis politiques, n’ont " aucun projet cohérent, ni pour la France, ni pour les Français ". Je ne peux que je rejoindre là-dessus. Notre travail politique est donc d’élaborer " le projet politique différent " dont nous avons tous besoin.

En ce qui me concerne, ma présence sur le canton m’a fait détecter un besoin d’écoute, de présence, d’explications chez bon nombre d’entre vous.
J’ai repris mes activités de " revendeur de matériel informatique, installation, mise en route et dépannage sur site ". Et ce métier que j’exerçais dans le Pas de Calais, j’ai décidé de l’implanter plus particulièrement ici à La Madeleine, à l’intérieur du canton Lille Nord.
Je serais donc plus près de la population en associant le développement de la culture " Internet " des habitants qui voudront bien me faire confiance avec la politique affichée de la municipalité pour les nouvelles technologies.
Vous recevrez, d’ici peu de temps, un tract publicitaire vous indiquant à la fois mes coordonnées professionnelles, et l’étendue des services que je suis capable de vous proposer.

Dans l’attente de nous rencontrer, je reste très attentif à la construction , au développement de notre Parti " Le Mouvement Démocrate " et de son implantation près de chez vous.

dimanche 23 mars 2008

Donner un new look à François Bayrou

L'homme François Bayrou.
L'ancien candidat UDF aux élections présidentielles de 2007 conserve une image de français moyen, proche des français. Un léger côté vieille France qu'il faut adoucir sans cependant choquer son électorat le plus âgé. Pour ce faire, un léger relooking semble nécessaire. Rien de très significatif. Se diriger vers une coiffure plus Kennedy. Mais surtout revoir la garde-robe, afin de séduire un public plus jeune. Alterner les couleurs avec la sobriété du classique noir et blanc. Mais absolument cesser les costumes mal taillés bleu marine. D'élégantes vestes noires avec des chemises blanches immaculées. Oser le no cravate afin de véhiculer une allure décontractée. Lors de meeting ou débats ciblés, François Bayrou pourrait faire tomber la veste et porter des chemises noires par exemple. Surtout, François Bayrou devra apprendre à déboutonner ses vestes, lui donnant un air bien trop engoncé, signe de fermeture vers autrui.
La forme. La communication du Mouvement Démocrate se remarque par son absence totale d'originalité. Le site internet de son parti n'apporte aucune plus-value. Simplement une médiocre revue de presse de l'actualité de trois ou quatre cadres du MoDem. Il va falloir songer à investir dans un véritable site internet ambitieux. Avec des rendez-vous réguliers donnés aux internautes. Des messages vidéos, des tchats, un blog personnel de François Bayrou, ...
Nous savons tous que François Bayrou se voit déjà prochain président de la République en 2012, et que c'est là son seul objectif. Pour cela, il s'avère absolument nécessaire d'occuper le terrain. De prévoir un déplacement en Province par semaine durant les quatre années à venir. De se rendre à des manifestations publiques ou revendicatives, apportant son soutien à des causes pour lesquelles on ne l'attend pas (ex : parrainage républicain d'enfants sans-papier, soutien au Don Quichotte, etc.). François Bayrou doit rebondir sur l'actualité et devenir offensif, même sur des sujets mineurs. Dans l'actualité chaude, je conseillerais à Bayrou une véhémente protestation contre le parachutage de Georges-Marc Bénamou à la Villa Médicis (cf ce groupe), agrémenté d'un appel pour préserver l’indépendance de la culture face aux pouvoirs politiques.
A l'inverse, François Bayrou ne gagnera rien à tenter d'obtenir l'annulation du scrutin des municipales à Pau. Il apparaîtra forcément comme mauvais perdant. Cette stratégie eut pu être envisagée sous condition d'un écart absolument minime avec la gagnante du scrutin, mais avec presque 350 voix de différence, François Bayrou a de très fortes chances de ne pas être entendu par la justice.
L'orangemania de son parti, certes très utile comme signe de reconnaissance, tombe dans l'excès et décrédibilise l'action de François Bayrou, trop centré sur le superficiel et l'ambiance bisounours. Le chef du MoDem n'a rien à gagner à s'orner de ces couleurs, et le laisser aux militants, tout en les canalisant dans leur toujours plus d'oranges.
Le fond. François Bayrou, s'il veut se positionner comme l'opposant principale à Nicolas Sarkozy, doit se munir d'un programme sérieux et ambitieux. Et pour atteindre cet objectif, aucun mystère : il faut travailler et faire travailler. Et surtout ne pas attendre 6 mois avec les élections présidentielles de 2012. La solution consisterait en un rendez-vous fixe. Le MoDem se vend comme un parti neuf. Chaque semaine, un sujet. Chaque semaine, un constat, un bilan sur la situation quant à ce sujet. Chaque semaine, une proposition claire, nette et chiffrée. Une semaine, une idée. Tout d'abord consultations de spécialistes et des militants. Puis une prise de décision de François Bayrou, annoncée chaque semaine au cours d'un point presse. Au rythme d'une quarantaine d'idées par an, François Bayrou pourra arriver en 2012 avec un projet solide et préparé, riche de 150 à 200 propositions. Et donc se consacrer uniquement durant les mois précédents le scrutin présidentielle à sa campagne même.
Mais François Bayrou auparavant devra se positionner politiquement. Droite. Centre-droit. Extrême-centre. Centre. Centre-gauche. Gauche.
La clarification est indispensable pour ne pas faire fuir les électeurs. Et son projet découlera de ce positionnement.
Sachant que son projet gagnerait à se situer socialement parlant à gauche et économiquement parlant sur l'aile libérale.
Et vous, si vous étiez le spin doctor de François Bayrou, que lui conseilleriez-vous ?
Faudrait-il encore que les sections locales du MoDem jouent le jeu au lieu de palabrer inutilement pour conseiller, invectiver, vouloir suspendre ou exclure. Peine perdue d'avance!
L'Important est ailleurs. Puissent-elles avoir l'intelligence de le trouver?

mercredi 19 mars 2008

La Politique en Action

LA POLITIQUE EN ACTION
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément - N.Boileau, L'art poétique, Chant I.

Municipales et cantonales 1er tour (analyse " La politique en action ")

C’est la règle, ceux qui n’ont pas gagné ne peuvent pas dire qu’ils ont perdu pour ne pas démobiliser leur électorat et ceux qui ont gagné ne le crient pas trop fort pour ne pas remobiliser le camp adverse. On n’est pas dans le tsunami rose, mais pas non plus dans la vaguelette pink. L’analyse est difficile, des tas de listes d’intérêt local ne sauraient se compter ni à droite ni à gauche mais en gros, les socialistes ont plutôt marqué des points dans la 1ere manche des élections municipales : officiellement, les listes de gauche ont obtenu 47,9 % des voix, celles de la majorité 40,59 %, elles ont surtout beaucoup d’élus dès le 1er tour. Cependant, 14 des 22 ministres ont été élus au 1er tour ce qui peut laisser penser que les Français ne sanctionnent pas la politique du Gouvernement. On a la réplique au niveau des élections, des sondages : Sarkozy au plus bas, Fillon au plus haut.
Autre constat de ces municipales : la sociologie des grandes villes a clairement basculé à gauche. Les grandes villes et leur cœur avaient donné une majorité à S.Royal à la présidentielle et cela se confirme aux municipales. La droite se retourne vers des fiefs de province ou les villes de la banlieue. Après les municipales, il sera très intéressant de regarder la bataille suivante : les élections des présidents d'agglomération ou de communautés de communes pour voir le réel rapport de force qui s'installera au niveau local. Parmi les gagnants de ce phénomène, il faut particulièrement saluer l'élection au premier tour de G.Collomb à Lyon. Par contre, à Paris, la victoire de B.Delanoë bien que nette est entachée par la partie de politique politicienne qu'il est en train de jouer avec le Modem et les Verts avec en ligne mire le congrès du PS. Le comportement du Modem et de M.De Sarnez n'est pas non plus tout blanc dans l'affaire. Qu'elle arrête de faire croire que sa décision n'était pas prise de s'allier avec le PS bien avant le résultat du premier tour.
Ce qui m’a fait plaisir, c’est la réélection d’A.Juppé acquise dès le 1er tour : parce qu’il a dit qu’il voulait être un maire à plein temps. Et que ça me parait frappé au coin du bon sens ; le métier de maire est un job à plein temps. C’est d’ailleurs la position de V.Pécresse qui estime que son job de ministre l’occupe déjà à plein temps et ne lui permettrait pas de gérer correctement une grande ville (Versailles). P.Devedjian, lui-même a indiqué, à propos de la décision de C.Estrosi de se retirer du gouvernement en cas d’élection à Nice, que le corps électoral plébiscitait dans les grandes villes un maire à plein temps. Bon, c’est pas gagné, les partisans du non cumul des mandats sont clairement minoritaires. Même A. Montebourg s’est laisser tenter, malgré ses précédentes déclarations, et vient de se faire élire en louchant sur la présidence du conseil général de Saône et Loire. Et pourtant, le non cumul revaloriserait un peu le métier de maire et redonnerait du crédit à celui de ministre : ça permettrait en plus de voir émerger une nouvelle génération en politique.
Le PS, lui n’a toujours pas de stratégie électorale et F.Hollande et S.Royal continuent à tirer à hue et a dia le positionnement de leur parti ; F.Hollande déclarant ce matin que le PS n’est pas dans une stratégie d’alliance nationale avec le Modem, contrairement à ce qu’avait dit hier soir S.Royal, qui réclamait des alliances partout avec celui-ci.
Quand au Modem, sa stratégie consiste à se vendre au plus offrant au 2eme tour ; pour de la rénovation en politique, c’en est où je ne m’y connais pas. F.Bayrou, a prévenu que son mouvement ne donnerait " pas de consigne générale " et examinerait la situation " ville par ville, candidat par candidat ".
Pas de chance pour l’UMP, qui par la voix de J-P Raffarin et de P.Devedjian, s'est déclarée prête, à engager " une négociation globale " avec le Modem. L'Ump était même prête, en échange, à soutenir M. Bayrou à
Pau, contre sa propre liste conduite par Y.Urieta ! F.Bayrou, a qualifié de manœuvre électorale cet appel à la négociation. Ouf ! Notre champion toute catégorie du " et-et " est heureusement là, vigilant républicain, entré en résistance jusqu’en 2012 : il vient juste de conclure une alliance (non, enfin le Modem local), avec le PS marseillais : la fusion des listes Modem-PS pourrait rapporter 5 sièges au Modem au conseil général en cas de victoire de la gauche. J’appelle donc, pour ma part à débrancher le Modem, qui a refusé à ses électeurs du 1er tour une ligne claire et va essayer de leur faire soutenir les gagnants du second tour sans se soucier de leurs projets. J’aimerai bien voir un soutien de projet, pas forcément assuré de la victoire. Y en aura-t-il un ? (Et à Lille et dans le Nord ?)

LA POLITIQUE EN ACTION
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément - N.Boileau, L'art poétique, Chant I.

Municipales et cantonales 2ème tour (analyse " La politique en action ")

La gauche est créditée à l'échelle nationale de 49,5% des suffrages contre 47,5% à la droite, ce qui constitue clairement une défaite à ces élections municipales et cantonales pour la droite. Oui, mais, la droite réalise 47,5% par ses propres forces, tandis que la gauche n’atteint la majorité qu’avec les voix du Modem et du PC. C’est dire que la gauche, va maintenant de Besancenot à Bayrou ! Autant parler d’un pâté d’alouette, dont la recette est composée moitié-moitié d’un cheval et d’une alouette. La gauche se trouve donc à devoir bâtir un programme commun sur lequel puisse se retrouver les tenants de l’anti-capitalisme (du futur parti d’O.Besancenot) et ceux de la social-démocratie (l’aile du PS qui s’allie au Modem). Autant dire que le PS est condamné à rester dans l’ambiguïté : il continuera à refuser les adaptations nécessaires pour affronter la mondialisation, évitera de parler de l’Europe, prônera l’augmentation du smic et la relance budgétaire et verrouillera toute réforme du marché du travail, des retraites et de la protection sociale : car son allié de ces élections, le Modem ne pèse plus très lourd, tandis que l’extrême-gauche en sort plutôt renforcée.
Ces résultats ont été obtenus avec un taux d'abstention de 34,5% ; que ce serait-il passé si les abstentionnistes avaient voté à gauche ? La gauche voit dans sa victoire la sanction de la politique " de régression " (S. Royal) du gouvernement ; ce que le sondage
CSA contredit (70% des électeurs disent avoir voté en fonction de considérations purement locales). En réalité, la gauche a gagné grâce à l’abstention des électeurs de droite, vu l’absence d’alternative politique. Une partie de l’électorat de Nicolas Sarkozy, en n'allant pas voter, a fait connaître sa déception. Toutefois, 18 des 22 ministres qui se présentaient ont été élus ou réélus, ce qui témoigne d’une confiance dans le gouvernement, confirmée par les sondages (66% des électeurs souhaitent que F.Fillon reste 1er ministre).
Dimanche soir, F.Hollande a estimé que " la conclusion du président de la République doit être de corriger la politique qu'il a conduite depuis maintenant 10 mois ". Ce n’est pas ce que souhaitent les français : à 67%, ils veulent que les réformes annoncées se poursuivent, l’amélioration du pouvoir d’achat recueillant 66% d’opinions positives, les réformes permettant de limiter des dépenses de l’Etat 42%, l’aide aux catégories sociales les plus défavorisées 36%. Ces deux dernières priorités montrent une société étonnement consciente des changements nécessaires et qui est prête à ceux-ci.
Alors, au boulot ! Il reste à moderniser le marché du travail, à boucler le financement les retraites, à diminuer les dépenses de protection sociale et à enfin engager une baisse sérieuse des dépenses de l’Etat : tout cela afin de rendre du pouvoir d’achat aux français, de diminuer les charges sociales des entreprises et de permettre enfin les créations d’emploi et une diminution de la dette publique. Bref, ce pourquoi N.Sarkozy a été élu.



Je ne partage pas tout à fait cette analyse : au risque de paraître naîf, le Mouvement démocrate est un parti politique neuf, avec des structures incomplètes.
La construction, la naissance sont toujours des moments douloureux, les spasmes, les remous, les secousses telluriques ont émaillé la formation de notre planète avant qu’elle ne devienne cette terre placide et féconde que nous connaissons.
Il est en de même avec notre parti.
Laissons-lui le temps de trouver sa politique cohérente, une et indivisible. Le concept du refus de la non bi-polarisation politique bouscule toutes les habitudes.
Je crois vraiment à la " Politique Autrement " de l’Homme pour l’Homme, sans dogme archaïque révolutionnaire, avec seulement l’application du bon sens de la simple solidarité qui devrait tous nous habiter.

vendredi 14 mars 2008

Compléments sur le Mouvement démocrate du Nord

Selon certaines critiques qui me sont revenues indirectement, je n’aurais pas fait preuve, moi non plus ! de beaucoup de concertation, avant de prendre la décision de soutenir Jean Claude DEBUS pour le second tour des élections cantonales du 16 mars prochain.
A cela, il ne faut pas peur de dire les choses.
1-Je ne faisais plus partie de l’équipe municipale de La Madeleine, mais seulement de l’antenne locale.
2-L’élection municipale s’est terminée dès le 1er tour avec les résultats que l’on sait.
3-L’élection cantonale est une élection individuelle avec une investiture officielle, obtenue " à reculons ", en ce qui me concerne. Pourquoi ? l’avenir le dira peut-être……….
4-Durant la campagne, je n’ai pas eu un seul soutien des instances départementales, bien au contraire ! ( je rappelle : le refus de Jacques Richir que je prenne la parole lors de sa réunion du Vieux Lille – 13,94%).
5-La logistique et le financement de ma campagne ont été assurés par moi seul !
6-Les seuls conseils électoraux qui m’ont été donnés, l’ont été par un ami d’un autre parti politique que le mien ! à méditer !
7-Ni le 9 mars au soir, ni le 10 mars de toute la journée, je n’ai eu de réaction spontanée du Modem lillois et départemental.
8-Ma remplaçante était très impliquée dans l’élection municipale.
9-Mardi 10, je devais me prononcer devant la presse, insistante, ma remplaçante, était au travail, indisponible.
10-J’ai donc fait ce que je devais faire en toute conscience, et je rappelle aujourd’hui : " je persiste et signe ! "
Certes, je ne suis pas rentré dans le jeu du Président fédéral : " vendre " 7 cantons au Parti socialiste pour sauver le sien. Je ne suis pas rentré dans le jeu du MoDem Lillois pour " acheter " 2 places sur la liste socialiste, monnayées par le verrouillage de la liberté de parole démocratique de notre Mouvement démocrate lillois et départemental. Nous ne sommes pas un parti de " pensée unique ", ni monolithique. C’est un comportement soviétique qui nous a été imposé par le PS et que je refuse avec la plus grande des fermetés.
Comme la semaine dernière, ce soir 23h59, ce blog sera indisponible jusque dimanche soir 20 heures. Je suis respectueux des règles constitutionnelles.

mercredi 12 mars 2008

Le Mouvement Démocrate dans le Nord

Alors que je négociais le plus normalement du monde avec Monsieur Jean Claude DEBUS pour lui offrir mon soutien au second tour de la cantonale Lille Nord (selon les modalités expliquées dans mon article précèdent) et que j’annonçais à son concurrent socialiste mon choix, je me suis fait traiter de " DISSIDENT " , par le candidat énervé du PS, à l’accord global MoDem/PS département et municipal pour Lille intervenu entre-temps. Pourtant des informations de source sûre m’avaient indiqué que cet accord ne concernerait pas mon canton de Lille-Nord, puisque le Président de la Fédération du Nord de l’ex-UDF devenue MoDem connaissait ma position à ce sujet. Je le lui avais confirmé par téléphone lundi après-midi. Il n'en a pas tenu compte.
Finalement cet accord concernait tout le département. J’en ai pris acte.
Pour autant, je persiste et signe quant à mon soutien à Monsieur Jean Claude DEBUS. Je suis un homme intègre et de parole, fidèle à mes convictions (celles du Mouvement démocrate, avant toute autre chose, qui nous demande " l’autonomie et l’indépendance " et/ou de choisir le candidat le plus capable de défendre, au Conseil Général, les engagements qui furent les miens au 1er tour).
L’accord conclu avec le Parti Socialiste, aussi bien au niveau départemental, que municipal à Lille, l’a été sans aucune concertation avec les colistiers de la liste MoDem de Lille, ni avec les adhérents de la ville de Lille et encore moins avec les adhérents départementaux qu’il aurait fallu réunir.
Tout cela pour " caser " deux personnalités ex-UDF, trop longtemps dans l’opposition, aux exécutifs socialistes en place, dans une nouvelle majorité municipale à Lille et sauver de la défaite cantonale le Président de la Fédération du Nord. Mais à quel prix ? Celui de la " bouche cousue ", car interdiction a été donnée au Mouvement démocrate, au terme de cet accord, de garder une quelconque liberté de parole, différente de celle imposée par le Parti Socialiste.
Le Mouvement démocrate nordiste perd donc toute son identité durant les 6 années qui viennent. Il devient, de fait, une succursale du Parti dominant dans la ville de Lille, la LMCU, le département et la région.
François Bayrou avait déclaré qu’il n’y aurait, pour ces élections, aucun accord national, laissant les candidats libres de choisir, selon les propres critères locaux. Dans le Nord, tous les candidats ont été spoliés de cette faculté et manipulés à leur insu pour le simple confort de quelques notables, par leur Président, non représentatif puisque non installé démocratiquement à son poste, par des structures internes encore inexistantes au Mouvement démocrate.
Si nous voulons qu’un Mouvement démocrate, libre et indépendant de la bipolarisation institutionnelle de notre pays, existe en ces lieux, il faudra bien que la reconstruction s’opère à travers les adhérents, se dotant des structures démocratiques découlant des chartes éthique et de valeurs, des statuts nationaux adoptés à Villepinte, lors de la fondation nationale du 1er décembre 2007. Il y va de la survie de notre Mouvement.

Conférence de presse du 11 mars 2008 - La Voix du Nord – Jacques DESCAMPS

Conférence de presse du 11 mars 2008 - La Voix du Nord – Jacques DESCAMPS
Candidat Mouvement Démocrate 1er tour pour Lille-NORD

Etat de la situation cantonale Lille Nord : 10,89%
(Lille=13,94% et La Madeleine=9,89%).
Sur le canton Lille Nord entier:

JC Debus pour l'UMP fait 37,37%
O. Delaval pour le PS fait 30,03%
L. Brassart pour les Verts fait 12,41%
Le FN pour 5,28%
le PC pour 4,02%

A sa demande, j’ai donc rencontré JC DEBUS, et nous avons trouvé un accord ce matin. Quant à Monsieur O DELAVAL, je n’ai été contacté que vers 13H30 ce midi et lui ai fait part de cet accord.
Avec JC DEBUS, nous avons étudié la situation du canton et j’ai décidé d’apporter mon soutien à un homme que j’ai trouvé très modéré sur le fond et la forme lors de notre conversation.
Il m’a assuré de prendre en compte
les points principaux du programme que j’avais défendu lors de cette campagne du 1er tour, à savoir :

*Le renforcement des aides aux collégiens en difficulté et la modernisation technologique des collèges
*Une meilleure attribution de l’APA pour le maintien des personnes âgées au domicile
*L’aménagement et la sécurité de nos routes départementales
*Le principe de l’Eco-département (friches industrielles, parcs éoliens, recyclage des déchets)
*Que le " I " du RMI ne soit plus une simple lettre sans signification
*La lutte contre toutes les discriminations.

Sans oublier d’améliorer le pouvoir d’achat par une fiscalité maîtrisée et une politique drastique d’économies internes au CG59

D’autre part, j’ai pris note de son rejet catégorique du FN.

En ce qui concerne Lille, je suis consterné d’apprendre que le Monsieur Jacques RICHIR ait finalement conclu un accord municipal, (préparé depuis plusieurs semaines) avec Martine AUBRY, uniquement pour lui-même et Monsieur Frédéric LAMBIN, 5ème sur sa liste MoDem, sans aucune concertation avec les membres de ladite liste et des adhérents de la ville de Lille. Je pressens une restructuration du Modem lillois, selon des sources sûres.